Il y a eu le progrès, ce fameux progrès, indéniable. Comme beaucoup je l'ai prit longtemps pour un processus irrévérsible dans les mains duquel on pouvait s'abandonner. On a pu construire des routes en plein desert, on a su rapprocher des hommes. Je nous observe standardisé, quasi désintégrer. Je nous regardent balloter entre le virtuel et le réel que l'on arrive même plus à distinguer. Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite, alors que l'essentiel des autres n'est même pas satisfait. On ne doit rien admettre de tout cela, car c'est tout simplement inadmissible. Je croyais à l'abondance et pour finir je découvre la rareté. Je suis un enfant, moi aussi, de cette société de consommation. Je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence.
N.H